Trésors culinaires de l’océan Indien

Par Elena Boulart Illustrations par Valentine Montocchio

Le caviar de Madagascar


À une soixantaine de kilomètres de Tananarive et plus de 1 300 mètres d’altitude, se trouve l’immense et mythique lac de Mantasoa.
Sa particularité ? Il présente des conditions climatiques idéales pour l’élevage d’esturgeons ! Il n’en faut pas plus pour que les trois entrepreneurs Alexandre Guerrier, Delphyne Dabezies et Christophe Dabezies se lancent dans un pari fou : produire le tout premier caviar africain, Rova Caviar, et le hisser parmi les meilleurs au monde. Si l’aventure démarre en 2009, il leur faudra attendre huit ans pour en goûter les premières perles… Mais leur patience est récompensée : avec sa saveur de noisette, le Baeri, rebaptisé « l’or noir de Madagascar », fait déjà des adeptes. À terme, Rova proposera cinq gammes, du Baeri au prestigieux Beluga en passant par l’Osciètre, mais aussi du Persicus et du Nudiventris, deux espèces d’esturgeons menacées d’extinction.

Madagascar’s caviar


At some forty miles from Antananarivo and 4,265 feet above sea level, Mantasoa’s large lake is reputed for a climate perfectly suited to farming sturgeon. It’s all that it took for three enterprising individuals, Alexandre
Guerrie and Delphyne and Christophe Dabezies, to launch themselves into the crazy task of trying to produce the first African caviar, Roya Caviar, and make it one of the best in the world. They set out on their venture in 2009 but it was eight years before their patience was rewarded and they could at last taste the fruit of their labours. With its nutty taste, their Baeri, which they have named “the black gold of Madagascar”, already has numerous fans. In due course, Roya will produce five ranges, from Baeri to Ossetra and the renowned Beluga caviar to the Persicus and Nudiventris (two species that are extremely rare).